Roseline Delacour : Viol/ence

Roseline Delacour : Instant

Anna Coty-Brodsky : Rochers

Florence Schmitt : Sculpture et photo .1

Florence Schmitt : Sculpture et photo .2

Anna Coty-Brodsky : Feuille

Anna Coty-Brodsky : Plage

Roseline Delacour : Visage

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

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Le Lac - Extrait – 1820, Alphonse de Lamartine

EXPO

Photo et texte : Florence Schmitt | Sculpture et photo .1

Florence Schmitt

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

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L’amoureuse - 1926 - Extrait, Paul Eluard

EXPO

Photo et texte : Florence Schmitt | Sculpture et photo .2

Florence Schmitt

Visage

La lumière est partout. Et moi ailleurs plongée dans les profondeurs. L’expression d’un regard est liée à la conscience. Notre cerveau composé de milliards de neurones plus nombreux que d’étoiles dans notre galaxie est infini.

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Roseline Delacour

EXPO

Photo et texte : Roseline Delacour | VISAGE @rozdelacour.com

Roseline Delacour

Une main, une vibration, un frémissement s’arrêtent, se reprennent. Un souffle, une grande douceur, une chaleur, comment la nommer et si ! N’ose le formuler et si ! Le merveilleux existait ?

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Roseline Delacour

EXPO

Photo et texte : Roseline Delacour | VIOL/ENCE @rozdelacour.com

Roseline Delacour

Main

La conscience formule les mots reliés à ce qui précède le langage. L’important n’est pas de verbaliser mais de
percevoir. Savoir que l’on ne sait pas est une libération, non plus un enfermement. Peut-on penser et être ?

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Roseline Delacour

EXPO

Photo et texte : Roseline Delacour | INSTANT @rozdelacour.com

Roseline Delacour

Sur scene

La pluie, dans la cour où je la regarde tomber, descend à des allures très diverses. Au centre, c'est un rideau (ou réseau) discontinu, une chute implacable mais relativement lente de gouttes probablement assez légères, une précipitation sempiternelle sans vigueur, une fraction interne du météore pur.

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Francis Ponge

EXPO

Photo : Anna Coty Brodsky – Instagram : @amesetvisages

Anna Coty-Brodsky

Las de s’être contractés tout l’hiver les arbres tout à coup se flattent d’être dupes. Ils ne peuvent plus y tenir : ils lâchent leurs paroles, un flot, un vomissement de vert.

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Francis Ponge

EXPO

Photo : Anna Coty Brodsky – Instagram : @amesetvisages

Anna Coty-Brodsky

Liquide est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. Et qui perd toute tenue à cause de cette idée fixe, de ce scrupule maladif.

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Francis Ponge

EXPO

Photo : Anna Coty Brodsky – Instagram : @amesetvisages

Anna Coty-Brodsky